lundi 21 août 2017

La ferme (vue de nuit) - Anne-Frédérique Rochat

La ferme (vue de nuit)

Anne-Frédérique Rochat

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Luce Wilquin
Collection Sméraldine
Parution : 18 août 2017
208 pages
Isbn 9782882535351
Prix : 20.00€


Présentation de l'éditeur



En réalité, la ferme n'avait rien d'une ferme, sauf peut-être l'éloignement, la campagne, le silence. Sous un soleil de plomb, Annie monte un interminable escalier pour aller retrouver l'homme avec qui elle a vécu sa première grande histoire d'amour. Mais est-il seulement possible de reprendre le fil là où il s'est cassé, de passer par-dessus les blessures, d'oublier les rancoeurs ? Dans la chaleur étouffante de l'été, Annie continue d'avancer, marche après marche, un pied devant l'autre, dans des sandales trop étroites, pour rejoindre cet homme dans sa curieuse maison, faite de grandes baies vitrées et de stores automatiques. Que pensera-t-il en la voyant ? La trouvera-t-il vieillie après toutes ces années ? Remarquera-t-il qu'elle n'est plus la même, plus la petite Annie d'autrefois ? Et s'il ne la reconnaissait pas ?


Mon avis

C'est avec beaucoup de bonheur que je retrouve la plume d'Anne-Frédérique Rochat qui nous propose son sixième roman.

Il y a quelques jours, Annie a reçu un courrier.  Elle a reconnu l'écriture d'Etienne, son premier amour, sur l'enveloppe.  Celle-ci ne contenait qu'un simple carton blanc.

Elle arrive aujourd'hui à la "ferme", une construction faite de grandes baies vitrées et de stores automatiques, moderne à l'époque.  Elle se nomme "la ferme" mais n'a rien à voir avec cela, elle évoque  la campagne, la nature, l'éloignement.   Cette maison particulière est en quelque sorte un personnage à part entière du roman.  Elle génère un malaise pour Annie qui se sent vue de tous.  Mais de qui ?  rétorque Etienne, il n'y a personne qui passe par ici...   Un sentiment de protection pour Etienne mais  revenons à nos moutons.... euh enfin je veut dire à notre lama, Lucien...(animal de compagnie d'Etienne qui prendra aussi sa place dans le récit )  qui fera connaissance avec Annie .... je m'explique

Annie escalade péniblement le grand escalier.  C'est l'été, il fait torride.  Elle n'est pas venue de puis quinze ans et l'ascension  de cet escalier est interminable.  Arrivée au sommet, elle perd connaissance et est "réveillé" par Lucien - la lama - (vous me suivez) qui lui lèche le visage.  Voilà vous avez fait sa cnnaissance...


Elle qui voulait faire bonne impression à Etienne, est toute "chiffonnée", en sueur, décoiffée, plaine de salive du lama.... c'est pas vraiment ce qu'elle espérait mais bon.

Elle va sonner, retrouver Etienne quinze ans plus tard, mais pourquoi est-elle là ?  Peut-on tout recommencer ?, reprendre les choses où on les avait laissées ?

Annie se souvient de leur rencontre, du début de leur histoire.  Elle avait à peine 20 ans, elle venait de perdre sa mère et ne connaissait pas son géniteur  !

Un très beau récit empreint comme toujours de beaucoup de sensibilité, au profond des sentiments de chacun.  Anne-Frédérique Rochat nous parle de l'attirance physique, de l'accord parfait entre Annie et Etienne mais aussi de la parentalité, du choix de devenir parents, de l'absence.   Elle nous parle des blessures intimes, d'un amour infini, d'un malaise à la proche de sujets intimes.

Il y a une question qui fâche entre eux, qu'en est-il des années plus tard ?  Change-t-on ?

Un très beau récit, une écriture qui nous propose des allers-retours dans le passé, qui pose aussi question sur la solitude, sur le sens à donner à la vie, sur l'amour exclusif...

J'ai eu envie de secouer Etienne, un peu bourru, fermé parfois et de lui dire mais qu'est ce que tu attends, vas-y fonce.

Un joli coup de coeur.

N'hésitez pas ce roman est vraiment touchant.


Les jolies phrases


C'est normal de s'ennuyer, ça fait partie de la vie, et c'est le meilleur moyen d'apprendre à rêver.

Cet endroit n'a de maison que le nom.  En réalité, c'est une boîte à bonbons, Tic Tac et compagnies ; un cube transparent entre les arêtes duquel on pourrait, s'il en existait de suffisamment grandes, glisser des photos souvenirs.  Ce qui aurait le mérite de nous abriter du monde extérieur.

Et alors, j'aimais mon métier, je n'en avais pas honte, c'est un beau métier : être au service des autres, tout le monde n'en est pas capable, il faut être fort et humble à la fois !

C'était un trésor qu'elle portait en son sein, un trésor plein de chagrin, mais un trésor quand même.  A ne partager qu'avec quelqu'un qui serait à la hauteur de sa douleur.

L'aimer a été la chose la plus extraordinaire, la plus importante de mon existence, elle restera mon grand amour.

Les mots peinaient à sortir, comme s'ils étaient trop gros pour une si petite bouche, ou alors trop acides, trop brûlants, si tranchants qu'ils seraient capables en remontant de lui déchirer l'oesophage.

Il y en avait d'autres de jolies phrase mais mon pc a bugger et je les ai malheureusement perdues....


Du même auteur :

Cliquez sur la couverture pour retrouver mon petit billet


Couverture Le chant du canari




2 commentaires:

Henri-Charles Dahlem a dit…

Une de mes prochaines lectures... 😀 collectiondelivres.wordpress.com

Nathalie Vanhauwaert a dit…

Belle lecture, au plaisir de partager vos impressions.