vendredi 25 août 2017

Qui ne dit mot consent - Alma Brami ♥♥♥♥♥

Qui ne dit mot consent

Alma Brami

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Gallimard
Mercure de France
Collection La Bleue
Parution : le 24 août 2017
176 pages
ISBN : 9782715245358
Prix ; 16.80 €

Présentation de l'éditeur

Émilie a suivi son mari à la campagne quand les enfants étaient encore petits, depuis ils ont grandi et quitté la maison. Dehors, il y a une vigne qui donne des raisins, il y a aussi une table en bois, des chaises, un banc, pour les petits déjeuners copieux, il y a des tommettes rouges dans le salon, un grand escalier qui mène à l'étage, et à l'étage, une chambre d'amis.


Chaque famille a ses secrets.

Que se passe-t-il dans cette maison au bout de la route du grand chêne?

Dans ce terrible huis clos, Alma Brami dresse brillamment le portrait d'une femme meurtrie pour qui le couple est devenu un piège.

Alma Brami



Comédienne, Alma Brami a été révélée comme romancière à l'occasion de la rentrée littéraire 2008 avec Sans elle, couronné par de nombreux prix. Depuis, elle a publié Ils l'ont laissée là en 2009 et Tant que tu es heureuse en 2010. Ces trois romans ont été publiés en Chine en septembre 2011. C'est pour ton bien, son 4e roman, a été publié au Mercure de France en 2012. En janvier 2013, elle a publié Lolo, aux éditions Plon. Elle écrit également pour les enfants ; son premier album jeunesse Moi, j’aime pas comme je suis est paru aux éditions Albin Michel en 2011.
J'aurais dû apporter des fleurs est son sixième roman.

Source : Mercure de France

Mon avis


Premier gros coup de coeur de la rentrée. Une plume que je ne connaissais pas et que j'ai bien envie de relire. C'est le septième roman d'Alma Brami.

Elle nous propose un huis clos psychologique. Quelle claque !

Emilie est tombée dans le piège de son couple. Quelle belle écriture ! La tension est palpable au fil du récit, elle monte. Une lecture addictive, Emilie, l'héroïne du roman restait au coeur de mes pensées et j'avais hâte de la retrouver pour connaître la suite, voir jusqu'où il est possible d'aller par amour..

Emilie a suivi son mari Bernard à la campagne avec ses deux enfants. La citadine qu'elle était a tout laissée tomber car "Il" avait décidé que ce serait chouette, la maison avec la vigne, sa table en bois, les tomettes rouges du salon et la chambre d'amis. Elle l'a suivi car quand Bernard décide, c'est bien. Il l'aime et c'est le principal, il sait lui ce qui est bon pour elle.

Bernard a ensuite décidé que ce serait chouette qu'elle ait une amie, quelqu'un pour lui tenir compagnie. Alors Emilie et Bernard vont accueillir leur invitée Sabine à la gare. Il dit à Emilie que ce sera top, une copine, quelqu'un pour l'aider...

Emilie se souvient, la première fois : Elsa - la jument -, lorsque les enfants étaient petits..., ils ont quittés la maison aujourd'hui.

Mais que se passe-t-il vraiment dans cette maison ?

Je ne vous en dirait pas plus. C'est passionnant, tendu, flippant, interpellant. J'avais envie à plusieurs reprises de secouer Emilie, de lui dire "Remue-toi, fais quelque chose, réagis ..." mais l'amour, l'admiration, non que dis-je l'emprise de son mari, de son couple est tellement forte. Emilie est aveuglée par l'amour qu'elle porte à Bernard.

Un roman qui nous démontre les effets pervers d'un manipulateur. Cela m'a secouée. Quelle force dans la manipulation.

C'est magnifiquement écrit, cela tient en haleine, l'autrice nous parle avec beaucoup de réalisme de ce qui était inimaginable pour moi mais qui malheureusement existe plus souvent que l'on ne le pense.

Le déni de la situation, l'impossibilité d'agir, cette emprise trouvant toujours une belle excuse au bourreau.


Un livre choc qui ne laisse pas indifférent.

Immense coup de coeur. ♥


Les jolies phrases


J'aurais aimé qu'il redevienne l'homme fragile qui s'aggripait à moi, comme un radeau de fortune. J'aurais aimé qu'il craigne de me perdre, qu'il soit jaloux à son tour, la même jalousie que j'éprouvais, celle qui consume, qui détruit.

Il était si gentil, si aimant, il ne me manquait rien. Je devenais une femme pathétique, il avait raison, il falait que je me reprenne. Après ce serait trop tard.

Plus les enfants étaient bruyants, moins j'vais peur. Il m'abandonnerait peut-^tre mais ne les abandonnerait jamais, eux. J'avais de précieux otages, il reviendrait forcément, je pourrais me racheter.

Ma chérie, la clef d'un mariage réussi, c'est la politique des petits singes, on fait semblant de ne pas voir, de ne pas entendre, et on ne pose aucune question, m'avait enseigné ma belle-mère.

Mon mari me rapportait ses proies, comme un chat victorieux qui dépose aux pieds de son maître un oiseau, un lézard ou un mulot.




1 commentaire:

Titou a dit…

vous me donnez diablement envie !!!